82015oct
Association entre diabète et cardiopathie

cardiopathieOn sait bien que le diabète est souvent accompagné d’autres facteurs de risque de cardiopathie comme l’âge avancé, l’obésité de type androïde, l’hypertension et les dyslipidémies, mais il est également établi que le diabète est un facteur de risque indépendant de cardiopathie, même après le contrôle de ces facteurs de risque ou d’autres facteurs traditionnels.

L’un des principaux facteurs de risque émergents est l’hyperglycémie

De plus en plus, il apparaît que l’un des principaux facteurs de risque émergents est l’hyperglycémie. Par définition, on retrouve une hyperglycémie au moment du diagnostic du diabète. De plus, il faut habituellement y ajouter une période d’évolution de 5 à 7 ans avant que le diabète ne soit diagnostiqué. Cette période est elle-même précédée d’une phase de dysglycémie de durée inconnue. Ainsi, au moment du diagnostic, de nombreux sujets auront été exposés à des glycémies à jeun ou postprandiales anormalement élevées pour des périodes pouvant dépasser 5 à 10 ans. Il apparaît de plus en plus clairement que l’hyperglycémie à jeun fait fortement incriminer ce facteur dans la genèse des cardiopathies. De plus, les essais cliniques dans lesquels on a constaté un effet préventif des stratégies visant à diminuer les glycémies sur les infarctus du myocarde, ou dans lesquelles on notait une forte tendance à prévenir les infarctus du myocarde, montrent également bien l’importance de l’hyperglycémie comme facteur favorisant des cardiopathies. Les effets cardiotoxiques de l’hyperglycémie sont vraisemblablement médiés par plusieurs mécanismes différents incluant la glycation et l’oxydation des protéines intervenant dans le métabolisme lipidique, la coagulation et l’homéostasie vasculaire.

L’insuline diminue la production d’acides gras libres

Ensuite, les diabétiques manquent d’insuline pour prévenir l’hyperglycémie. L’insuline joue également un rôle important en diminuant la production d’acides gras libres. L’augmentation chronique du flux du flux des acides gras libres et l’exacerbation de cette anomalie lors des périodes de stress peuvent accélérer l’atteinte myocardique. Les données d’essais cliniques menés auprès de sujets diabétiques et non diabétiques souffrant d’infarctus aigu du myocarde montrent que l’apport d’insuline atténue la mortalité, ce qui est en faveur de ce mécanisme.




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