132015août
Différentes pressions artérielles- différentes mesures

pression artérielleParamètres tensionnels et risque cardiovasculaire

La décision thérapeutique doit bien sûr se tenir compte du bénéfice et des risques liés à l’intervention, bénéfice démontré en quantité dans des nombreux essais thérapeutiques dans l’hypertension artérielle, mais aussi du risque initial des patients. La question se pose donc de savoir quels paramètres tensionnels reflètent au mieux le niveau de risque cardiovasculaire.

Les pressions artérielles diastoliques ont été choisies comme critère unique

Dès 1959, la pression artérielle systolique était considérée comme un meilleur prédicteur des évènements cardiovasculaires que la pression artérielle diastolique. L’étude du MRFIT a inclus, dans les années 1973-1975, 347 978 hommes, indemnes de pathologie cardiovasculaire, âgées de 35 à 37 ans, pour lesquels le suivi de près de 12 ans a comptabilisé plus de 7 000 décès d’origine coronaire. La relation entre la pression artérielle à l’inclusion et le risque de décès d’origine coronaire était positive et statistiquement significative à la fois pour la pression artérielle systolique et pour la pression artérielle diastolique. Néanmoins, ce risque était plus fortement lié au niveau de pression artérielle systolique qu’à celui de la pression artérielle diastolique, surtout chez les sujets les plus âgés. En dépit de ce fait clairement démontré, dans les premiers essais thérapeutiques e matière d’hypertension artérielle, la pression artérielle diastolique a été choisie comme critère unique d’inclusion, modifiant par la même les caractéristiques de la population représentée. Ce choix a donc exclu des études des sujets présentant une hypertension artérielle systolique isolée, puisque, par définition, la pression artérielle diastolique est normale chez ces sujets.




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