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Données d’épidémiologie cardiovasculaire en France et dans le monde

épidémiologie cardiovasculaireLe rapport pour la santé dans le monde réalisé en il y a 12 ans, c’est-à-dire en 2003 par l’OMS fait état, pour une population de 6 400 000 000 d’individus, de 57 000 000 de décès annuels. Sur ces 57 millions de décès, on estime qu’environ 16 600 000, soit 31%, sont de cause cardiovasculaire, 43% de ces 16 600 000 étant des décès par cardiopathie ischémique et 32% par maladie cérébrovasculaire. Contrairement aux idées reçues, l’immense majorité de ces décès (78%) surviennent chez les individus vivant dans des pays en voie de développement. Les décès cardiovasculaires ne sont plus l’apanage des pays développés. Une grande partie des pays en voie de développement ont réalisé leur transition épidémiologique : les individus échappent, pour la plupart, au décès par maladie infectieuse ou autre maladie transmissible dans leurs premières années et décennies pour finalement avoir l’opportunité de développer des maladies dégénératives de type maladie cardiovasculaire par athérosclérose.
La cause cardiovasculaire représente donc la première cause de mortalité dans le monde. En comparaison, on estime que pour la même année 2003, le SIDA a été responsable de 2 850 000 décès, la tuberculose de 1 700 000 décès et le paludisme d’un peu plus de 1 000 000 de décès.
Si on cherche à se projeter dans l’avenir, il y est bien sûr extrêmement hasardeux d’imaginer de quoi nous mourrons, les uns et les autres, dans les prochaines années et les prochaines décennies ; néanmoins, si on cherche à dégager quelques tendances, notamment en analysant l’évolution des données épidémiologiques de ces dernières années, et de ces dernières décennies, il est hautement probable que les maladies cardiovasculaires resteront la première cause de mortalité dans le monde dans les deux à trois décennies à venir. Selon une étude effectuée par des médecins, en termes de mortalité par pathologie, la première cause reviendra en 2030 aux cardiopathies ischémiques et la deuxième cause, aux maladies cérébrovasculaires.

Source: Épidémiologie cardiovasculaire et pression centrale Jacques Blacher




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