42015sept
Pression artérielle centrale : Méthodes de mesure

pression artérielleLorsqu’un conduit artériel est aplani par un brassard, la pression transmurale est équivalente à la pression endovasculaire. En raison de ce théorème, la prise de la pression artérielle par sphygmomanomètre, en regard de l’artère radiale, permet depuis plus de 100 ans la mesure des pressions intra-artérielles. Néanmoins, cet acte réalisé des milliers de fois tous les jours ne donne qu’une approximation de la pression intra-artérielle ; en effet, sur une artère indurée, fortement athéroscléreuse ou porteuse de médiacalcose, on comprend aisément qu’il faudra exercer au niveau du brassard une pression plus importante que la pression intra-artérielle pour comprimer l’artère. Cette situation, connue sous le terme de pseudohypertension, ne concerne que les sujets très âgés et les insuffisants rénaux chroniques avec médiacalcose évoluée. Néanmoins, dans toutes les autres situations, la mesure au brassard reste une approximation, d’autant plus mauvaise que le sujet est extrêmement en matière d’indice de masse corporelle, qu’il possède un bras court, conique, ou alors qu’il n’est en fibrillation atriale.

La mesure par brassard n’en reste pas moins une mesure très approximative

Finalement, le plus souvent, cette mesure par brassard de la pression artérielle, même si elle peut être perçue par certains comme un gold standard, n’en reste pas moins une mesure très approximative, parfois exacte, souvent fausse. Sur le plan épidémiologique, on peut remarquer qu’en dépit de cette approximation, la pression artérielle reste un puissant facteur de risque cardiovasculaire, indépendant, quantitatif et réversible. Toute amélioration de la qualité de la mesure affinerait donc les relations existant entre pression artérielle et survenue de complications cardiovasculaires.




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