172015sept
Risque cardiovasculaire : Définition du diabète

diabèteLe diabète est une affection métabolique répandue, caractérisée par une hyperglycémie. Les seuils de glucose qui différencient les sujets diabétiques, des sujets non diabétiques ont d’abord été proposés en 1979, puis remis à jour en 1997. Ces critères diagnostiques ont été élaborés à partir d’études prospectives menées sur la population dans lesquelles le risque rétinien et rénal à long terme était déterminé chez les individus ayant des tests de tolérance au glucose à 75 g en valeur initiale de base. Ces études ont toujours montré que le risque de maladie rénale ou rétinienne était notablement majoré chez les individus dont les glycémies postprandiales à deux heures étaient inférieures ou égales à 11,1 mmol/l, par rapport à ceux ayant des glycémies plus basses.

Une glycémie à jeun inférieure ou égale à 7,0 mmol/l laissait présager une glycémie postcharge en glucose inférieure ou égale à 11,1 mmol/l

Dans des études ultérieures, on a pu également établir qu’une glycémie à jeun inférieure ou égale à 7,0 mmol/l laissait présager une glycémie postcharge en glucose inférieure ou égale à 11,1 mmol/l ; de fait, la spécificité du test de tolérance au glucose à deux heures est pratiquement de 100 % dans le diagnostic du diabète. Il faut toutefois noter la mauvaise sensibilité de la glycémie à jeun : d’une part, les glycémies à jeun plus faibles ne permettent pas d’éliminer un diabète défini à partir des tests de tolérance au glucose, d’autre part jusqu’à 50 % des sujets non souffrant pas de diabète préexistant et ayant des glycémies à jeun au-dessous du seuil diagnostique de 7,0 mmol/l peuvent présenter des glycémies à deux heures inférieures ou égales à 11,1 mmol/l.

Le risque cardiovasculaire commence à augmenter à des glycémies plus basses

Ainsi donc, le diagnostic du diabète basé sur des glycémies à jeun et après charge en glucose, supérieures ou égales à 7 et 11, mmol/l respectivement permet d’isoler les patients qui par définition, courent un risque élevé d’atteinte oculaire et rénale. De nombreuses études ont montré que le risque de neuropathie végétative et somatique, de cardiopathie, d’autres accidents et de décès était bien plus élevé chez le diabétique que chez les sujets non-diabétiques, mais que les seuils de glucose diabétique n’étaient pas liés à ces risques de complications. On estime donc que le risque cardiovasculaire commence à augmenter à des glycémies plus basses. Dans plusieurs études, on a pu établir que les anomalies de la tolérance au glucose s’accompagnaient d’une majoration du risque cardiovasculaire




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