112015sept
Diagnostic des cardiopathies au cours du diabète : Sensibilité à l’insuline et l’insulinorésistance

insulineLe principal effet de l’insuline sur les tissus cibles est l’augmentation de la captation et de l’utilisation de glucose, avec diminution du métabolisme des acides gras libres. Dans plusieurs affections, comme le diabète de type 2, l’hypertension essentielle, les coronaropathies et l’insuffisance cardiaque, on note une diminution de la réponse à l’insuline. À partir d’études épidémiologiques, on a pu établir une relation entre obésité, insulinorésistance, et hypertension artérielle. De plus, une étude récente effectuée auprès d’hommes canadiens a montré que l’hyperinsulinémie et l’insulinorésistance sont des facteurs de risque indépendants de coronaropathie. Les mécanismes sous-jacents reliant ces différents troubles restent inconnus, mais on pense que l’insulinorésistance joue un rôle primordial.

Évaluation de la sensibilité du corps entier à l’insuline

On peut évaluer les effets de l’insuline sur les tissus sensibles à l’insuline (muscle squelettique, tissu adipeux et myocarde) au niveau du corps entier par la technique de clamp euglycémique hyperinsulinémique. Ce test consiste à associer une perfusion d’insuline et de glucose pour atteindre un stade hyperinsulinémi physiologique en maintenant la glycémie à un niveau normal. Dans ces conditions, à l’équilibre, le débit de perfusion du glucose égale la quantité métabolisée par tous les tissus. On peut donc déterminer la sensibilité à l’insuline du corps entier en umol/min/kg. En raison de la masse du muscle squelettique, cette mesure reflètera essentiellement l’utilisation du glucose à ce niveau.





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