192020Juil

On désigne par troubles et maladies du rythme ou de la conduction cardiaque tout problème de santé impliquant une variation anormale du rythme des battements du cœur, ce qui en perturbe le bon fonctionnement. Cela résulte généralement d’anomalies électriques du muscle cardiaque et peut être plus ou moins grave, selon les cas.

Troubles et maladies du rythme cardiaque : qu’est-ce que c’est ?

Le cœur se veut un muscle se contractant et se relâchant, le rythme de ses contractions, appelé rythme cardiaque, est engendré par un système électrique. Au repos, le cœur d’un adulte bat à un rythme régulier d’en moyenne 70 battements par minute. Cette fréquence cardiaque peut être toutefois plus rapide ou plus lente en fonction de chacun, notamment de l’âge, de l’entraînement physique à l’effort ou encore de l’heure de la journée. Mais le rythme cardiaque reste néanmoins régulier.

En cas d’émotions fortes, le rythme du cœur s’accélère. Il s’accélère également en cas d’effort physique, cela afin de s’adapter, toujours de façon régulière, sans qu’il ne soit ressenti de gêne particulier. On peut d’ailleurs constater sa régularité par une prise de pouls.

Quand les battements du cœur ne sont plus réguliers ou que la fréquence ralentit ou s’accélère de façon anormale, on parle alors de trouble du rythme ou arythmie cardiaque. Les maladies du muscle cardiaque sont généralement causés par une anomalie de l’activité électrique du cœur.

La prise de pouls

Le pouls correspond au battement répété des artères provoqué par les contractions du cœur. Il est possible de le vérifier à plusieurs endroits du corps. Les médecins ont pour habitude de prendre le pouls au niveau des poignets, l’artère radiale y passant. Pour plus de précision sur les battements, il est nécessaire d’ausculter le cœur avec un stéthoscope.

Maladies du rythme et de la conduction cardiaque : les causes

Le cœur est un muscle cardiaque se contractant de façon spontanée et dont le rythme ne se commande pas. La régulation du système cardiaque est en effet dépendante de deux systèmes nerveux, se coordonnant entre eux, l’un étant interne au cœur et l’autre externe.

Le système nerveux externe au cœur

Le système nerveux externe au cœur assure comme fonction d’ajuster le rythme et la force de contraction de celui-ci afin de répondre aux besoins de l’organisme, en fonction des efforts physiques fournis.

Le système nerveux interne au cœur

Le système nerveux interne au cœur permet une coordination entre le battement des oreillettes et celui des ventricules. Les battements des oreillettes déclenchent en effet celui des ventricules. Il existe ainsi une synchronisation entre eux.

En cas de troubles ou maladies du rythme cardiaque, la fréquence cardiaque ou les battements synchronisés des oreillettes et ventricules sont perturbés.

Maladies du rythme cardiaque : principaux troubles du rythme et de la conduction cardiaque

En cas de troubles se déclarant dans les oreillettes, il est question de « troubles du rythme supraventriculaires ». Et, en cas de troubles se manifestant dans les ventricules, on parle de « troubles du rythme ventriculaires ».

Les extrasystoles

Il s’agit de battements du muscle cardiaque survenant en plus des battements normaux. Les extrasystoles sont les troubles les plus courants du rythme cardiaque. Ces battements entraînent une sensation de palpitations, de choc dans la poitrine ou de « pause cardiaque ». Si elles sont en général bénignes, ce n’est pas forcément le cas si le cœur présente d’autres anomalies, comme une angine de poitrine, par exemple.

La tachycardie

La tachycardie est reconnaissable par l’augmentation du rythme cardiaque, en atteignant une fréquence de plus de 100 battements par minute au repos. Notez toutefois que le fait que le rythme du cœur puisse s’accélérer lors d’un effort, d’une émotion ressentie ou encore d’une crise d’angoisse, se veut tout à fait normal et régresse de façon spontanée. Il existe un type de tachycardie nécessitant une prise en charge parfois urgente : la tachycardie par anomalie du circuit électrique au niveau des oreillettes (flutter auriculaire), entre la jonction des oreillettes et ventricules ou au niveau des ventricules.

La maladie de Bouveret : un type de tachycardie particulier

On parle de maladie de Bouveret en cas d’épisodes de tachycardie qui se traduisent par des palpitations cardiaques. Celles-ci surviennent le plus souvent chez les jeunes, généralement à la suite d’une émotion, et cessent brutalement, mais peuvent se répéter. Il ne s’agit pas de problème de santé à caractère grave.

La fibrillation auriculaire ou atriale

La fibrillation auriculaire désigne des contractions désorganisées au sein des deux oreillettes, celles-ci devenant alors inefficaces. La fibrillation atriale fait partie des troubles du rythme cardiaque les plus fréquents. Si elle concerne seulement 1 % de la population, 10 % des personnes de plus de 80 ans en sont toutefois atteints. Lorsque les oreillettes sont paralysées, le rythme des ventricules est généralement irrégulier et rapide. La fibrillation atriale se déclenche par crise, en général la nuit, et est ressentie par une accélération brutale et irrégulière de la fréquence cardiaque. La crise se termine de façon progressive.

La bradycardie

La bradycardie est une anomalie de la conduction électrique entraînant une baisse du rythme cardiaque, descendant alors en dessous des 60 battements par minute. Chez les sportifs, elle reste plutôt bien tolérée. La diminution passagère ou permanente du cœur est causée par une anomalie électrique de celui-ci et se traduit par une sensation d’essoufflement, de fatigue, de malaises avec brève perte de connaissance, et nécessite un bilan et un traitement.

L’arythmie ventriculaire

Les ventricules peuvent ne plus obéir à la commande des oreillettes. On parle alors d’arythmie ventriculaire (tachycardie ventriculaire et fibrillation ventriculaire), cela entraînant une défaillance du muscle cardiaque, impliquant alors une urgence médicale.

Les troubles de la conduction cardiaque

Les troubles de la conduction cardiaque sont causés par une mauvaise transmission du signal électrique dans les oreillettes, les ventricules ou entre les oreillettes et ventricules. On peut distinguer divers types de trouble de la conduction cardiaque selon la zone dans laquelle se situe :

  • Bloc sino-auriculaire : il y a une mauvaise transmission des impulsions électriques entre le nœud sinusal (nœud électrique) et les muscles des oreillettes.
  • Bloc auriculo-ventriculaire : les impulsions électriques ne se font pas de façon normale entre les oreillettes et les ventricules.
  • Bloc de branche : les troubles de la conduction cardiaque se situent à l’intérieur des ventricules.



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